GREMLINS

Publié le

(1984) de Joe Dante.

Avec Zach Galligan, Phoebe Cates, Hoyt Axton, Polly Hollyday, Frances Lee McCain.

Musique de Jerry Goldsmith

Scénario de Chris Colombus

Prouit par Steven Spielberg / Frank Marshall / Kathleen Kennedy

Date de sortie ciné: 05 décembre 1984 /106 minutes

Rand Peltzer, un inventeur forcené aux inventions parfois farfelues, cherche un cadeau original pour le Noël de son grand fils Billy. C’est dans un magasin de Chinatown qu’il trouvera son bonheur…une petite créature, un Mogwaï, attendrissant, à l’allure de peluche. Mais attention…il y a trois règles  à respecter…ne pas l’exposer à une lumière vive, ne jamais le mouiller, et surtout…surtout, ne jamais le nourrir après minuit. Sinon…

Avis film :

Drame de Noël, ce petit film fantastique réalisé par Joe Dante après que Steven Spielberg (qui fait un caméo dans le film) en acquiert les droits et le produise, fût la révélation de l’année. Tour à tour (en tous cas à l’époque) drôle, attendrissant et parfois presque horrifique, les bestioles pelucheuses et à peau de reptile ont laissé un souvenir impérissable pour les spectateurs de l’époque, dont j’ai eu la chance de faire partie.

Même si je n’avais que 14 ans alors, le film est donc resté pour moi un souvenir inoubliable.

Encore aujourd’hui, alors qu’on a vu mieux depuis. Mais la petite voix de Gizmo qui chante ou qui dit au revoir à Billy me fait toujours autant fondre. Quant aux monstres verts, ils rivalisent de méchanceté en devenant des diablotins finalement plus drôles que véritablement horrifiques. A une époque où le tout numérique n’existait pas encore, c’est le côté débrouille doublé de marionnettes aux maquillages plutôt réussis pour l’époque. Chris Walas, le créateur et animateur des gremlins, était d’ailleurs considéré comme une référence et on lui doit également les maquillages horrifiques de La mouche chez Cronenberg.

Bien sûr les animations peuvent paraître très approximatives, mais à l’époque, cela faisait très bien son effet, et le film est donc à réserver aux nostalgiques de cette époque bénie des films comico-fantastiques. Ecrit par le futur réalisateur de Madame Doubtfire et des deux premiers Harry Potter, le scénar n’est pas des plus aboutis mais possède une certaine originalité qui confère à ce film un standard grand public très divertissant. 16/20

Le Blu-ray :

Le film :

Bien évidemment, vu que le film date des années 80, un léger grain dû à la pellicule argentique est présent. Mais il n’est pas envahissant comme il peut l’être sur The wrestler, pourtant beaucoup plus récent.

Ceci dit, à ce grain, vient s’ajouter un léger voile qui se laisse entrevoir sur des scènes où il y a des vapeurs ou de la fumée, surtout sur les scènes sombres, pas très contrastées, qui sont ici nombreuses puisque les gremlins ne supportent pas la lumière vive.

Du coup, côté scènes sombres, on est plutôt servi, et comme le manque de lumière y est quasi constant, combiné à l’ancienneté du film et une restauration minimale, un fourmillement constant est visible tout le long du film.

A tel point que parfois on a l’impression de regarder un bon DVD. L’apport HD est donc très restreint, excepté sur les quelques rares gros plans sur le visage des acteurs. Fort dommage car il y a certains décors qui auraient été bien mis en valeur par la HD (le magasin chinois de Chinatown ou la taverne de Dorry), mais tout manque de détails.

Le côté sombre des images laisse donc également apparaître quelques très rares tâches blanches (et quelques points noirs persistants notamment sur le ciel dans le générique de début), mais des plus discrètes, ce qui ne gêne en rien le visionnage.

Côté son, malgré la présence d’une piste Dolby Digital 5.1 en VF, l’ensemble n’est guère brillant pour ce qui est des surround. Le son est essentiellement frontal, avec une centrale plus accentuée que sur la VO, de bons effets stéréos sur les rires cartoonesques des gremlins, et quelques très rares effets arrières lors des scènes se saccages. Le subwoofer, quant à lui, reste quasi muet, même en augmentant un peu la puissance. Coup de chapeau cependant pour la postsynchro avec un très bon choix des voix françaises, et plus de jeu dans le ton.

En VO (Dolby True HD) c’est un peu mieux, mais pas transcendant non plus…le caisson de basses est un peu plus présent (mais pas beaucoup plus), et les effets surround plus nombreux, bien que peu puissants, les satellites prenant en charge un peu plus de la partition musicale, ce qui donne une amplitude sonore plus significative.

Préférence pour la VO donc pour ceux que les sous-titres n’effraient pas.

Toujours sur le son…la jaquette indique la présence des pistes musicales de Jerry Goldsmith isolées en True HD 5.1 …perso, j’ai bien cherché…j’ai pas trouvé ! N’apparaissant pas dans le menu principal, peut-être faut-il jouer avec la touche audio de la télécommande.

   

  

Les bonus :

 « Gremlins…Behind the scenes » 6’21

Courte featurette promotionnelle sous-titrée en SD bien sûr et en stéréo, avec l’intervention du réalisateur Joe Dante, et des acteurs Hoyt Axton (le père), Steven Spielberg, Zach Galligan et Phoebe Cates.

Le réalisateur revient sur l’origine des gremlins dont on entend parler dans un dessin animé des années 50, en compagnie de Bugs Bunny, dont on voit un extrait d’ailleurs.

Quelques images du tournage, essentiellement sur les scènes se passant à Chinatown. Rien de bien passionnant.

 8 scènes coupées (10’26) … pour redondance scénaristique, rupture de rythme, alourdissement etc…

1- Scène rallongée du tout début du film, où l’on voit le père chercher un cadeau dans une rue de Chinatown. Il rentre tout d’abord dans une boutique où une vieille chinoise ne parlant pas sa langue essaie de lui refourguer tout un fatras inutile. C’est là que le jeune garçon accroche le père et l’entraîne dans le magasin en sous-sol. Probablement retirée afin d’éviter tout amalgame et doléances de la communauté asiatique, car on y voit une prostituée qui racole le père et une vieille femme n’ayant pas pris la peine d’apprendre la langue du pays dans lequel elle vit.

2- Billy arrive à la banque…alors qu’il s’installe précipitamment à son poste, il est convoqué par Gérald le bras droit du directeur (Judge Reinhold) pour se faire passer un savon par le directeur même pour un retard de 17’33 secondes précisément. S’en suit un remontage de bretelles pour ses faux nœuds de cravates, en arrière plan, Gérald est presque hilare…ce qui explique plus tard sa réflexion à Billy…  « c’est bien toi le roi des nœuds de cravate au rabais ? »

3- Courte scène où Billy rentre dans sa chambre, allume la télé (que regardera plus tard Gizmo), jette son linge sale par trappe (où finira également Gizmo) et où l’on découvre la planche à dessin, et quelques croquis qui laisse deviner son désir de devenir dessinateur.

4- Alors que Billy se rend à son travail, il est interpellé par le pasteur qui tient à lui donner une lettre de vœux pour la nouvelle année qui approche. Billy déjà en retard n’arrive pas à s’en débarrasser, ce qui le rend plus en retard encore. C’est le même personnage que l’on voit dans le film descendre les marches, lettres à la main pour les mettre dans la boîte aux lettres où se cache un gremlin.

5- Quand il arrive à la banque, Kate qui s’est introduite dans le bureau du directeur appelle Billy. Elle lui montre des plans de la ville où apparaisse des croix rouges. Il s’agit en fait des habitants que Mme Deagle cherche à faire exproprier avec la banque pour récupérer les terrains en vue d’un projet mystérieux. La maison de Kate et Billy sont également en rouge.

Surpris tous deux par Gérald, ce dernier profite de la situation pour leur faire du chantage, il ne dira rien si Kate accepte un rendez-vous pour dîner. Elle refuse catégoriquement.

6- Scène devant la maison de Mme Deagle…un groupe de choriste devant la maison…un lent mouvement de caméra sur le sol où la neige bouge, apparaît bientôt le chef des gremlins (celui à la crête blanche) ce dernier secoue la tête au rythme du chant, et se met bientôt à chanter d’une voix de fausset. Les autres choristes se tournent vers la dernière, la regardant d’un air désapprobateur. Puis l’on voit le gremlin rigoler de sa blague.

7- Très courte scène entre Mr et Mme Futterman. Cette dernière demande à son mari s’il a des nouvelles sur la réouverture de l’usine de nouilles. Ce dernier lui apprend qu’il n’y a aucun espoir et que l’usine et bel et bien fermée.

8-  Quand Billy et Kate se réfugie dans la banque après que la ville est dévastée, juste avant que celle-ci raconte son plus mauvais Noël, ils entendent du bruit…ils passent donc derrière le comptoir et découvrent le corps sans vie du directeur de la banque recouvert de billets de banque et de montres en tous genres (obsession de l’argent et du retard des employés). Mais le bruit vient en fait d’autre part…le coffre-fort en fait où s’est réfugié Gérald. Billy et Kate cherchent à le faire sortir, mais ce dernier refuse, présentant que maintenant que le directeur est mort, étant désormais président de la banque, ils cherchent tous deux à s’attirer ses bonne grâces…le laissant délirer, ils referment la porte du coffre.

Galerie de photos N/B & couleurs…une trentaine de photos du tournage, des acteurs, du réalisateur, du concepteur des marionnettes, et des planches de story-boards.

3 Bandes-annonces  Version Originale Non Sous-Titrées 4’42

Teaser Gremlins

B.A.    Gremlins

B.A.    Gremlins 2

2 commentaires audio VO Non Sous-Titrés :

a- Joe Dante, accompagné des acteurs Zach Galligan, Phoebe Cates, et de Dick Miller et Howie Mandel

b- Joe Dante, Michaël Finnell (producteur), et du responsable des effets spéciaux.

Le son :

Anglais:   Dolby True HD 5.1 / DD 5.1

Français / Italien / Allemand / Espagnol : DD 5.1

Anglais : Stéréo

Portugais : Mono

Sous-titres : Anglais / Français / Italien / Espagnol / Allemand / Portugais / Finnois / Danois / Néerlandais

Note Blu-ray : 12/20

  



Publié dans Côté BLU-RAY

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Online Degree 17/08/2010 12:19

Great and nice post thank you.

borat8 27/03/2010 21:48

Je comprends!Pas grave de toutes manières.

kschoice 27/03/2010 20:32

Excuse-moi pour le Carbro en lieu et place de Borat...à force de jongler avec les coms, on finit par s'y perdre ;-)
Pour les premiers films d'Emmerich, c'est son talent et son ingéniosité visuelle qui l'ont fait remarquer...après les sirènes d'Hollywood ont fait le reste.

borat8 27/03/2010 19:43

Borat,Kschoise,Borat!Ne te trompe pas avec ce bon vieux Carbro!lol Ses films allemands seraient les meilleurs à ce qui paraît.

kschoice 27/03/2010 17:25

Je te comprends tout à fait Carbro rassure-toi, et je n'ai aucun Emmerich chez moi, même si je les ai tous vus...tout est dit... ;-)
Moon 44 était pas mal à l'époque, je ne sais pas ce que ça donnerait aujourd'hui de le revoir mais j'en garde un bon souvenir de bidouillage fait maison plutôt sympathique.