LE CINQUIEME ELEMENT

Publié le

(The fifth element)

Réalisé par Luc Besson

 

EuropaCorp Distribution

France-USA / 1996

Avec Bruce Willis, Gary Oldman, Milla Jovovitch, Ian Holm, Chris Tucker

Sortie cinéma : 07 mai 1997

Disponibilité Blu-ray : 11 juin 2009

Genre : Science-Fiction / 2h07

New-York, XXIIIème siècle. Une énorme boule de feu, symbole du mal absolu, fonce sur la Terre afin de l’anéantir. Seul un moine, adepte d’une ancienne confrérie, connaît le moyen de stopper la menace. Il faut retrouver Le cinquième élément qui, associé aux quatre autres (l’eau, la terre, l’air et le feu) pourra vaincre le mal. Ce dernier, sous l’apparence d’une frêle mais combative jeune femme aux cheveux orange, va croiser la route d’un chauffeur de taxi, ancien agent secret gouvernemental. Avec l’aide du prêtre, d’une Diva extra-terrestre et d’un DJ déjanté, le couple va affronter un ennemi bien humain, Zorg, ainsi que ses alliés extra-terrestres, les Mangalores.

Avis film : 17/20

On le sait depuis toujours, Luc Besson a toujours eu un style cinématographique proche de celui des américains. Alors que le moindre talent français succombe aujourd’hui aux sirènes d’Hollywood (Aja, Siri, Leterrier…) notre « Luke » national, et c’est tout à son honneur, a constamment décliné l’invitation. Sur ce projet, même si les américains sont de la partie, la production reste essentiellement française.

Avec une histoire écrite depuis fort longtemps (à 16 ans d’après ses dires), Besson attend néanmoins d’avoir la maturité et le savoir faire nécessaires à un tel projet. En faisant appel à une star comme Bruce Willis, puis d’un casting pour le moins international, il s’octroie les faveurs d’un public US qui ne le connaît que par le très réussi Leon et son New-York italo-américain que Scorsese lui inspire depuis Taxi Driver.

D’ailleurs, le choix d’un New-York futuriste n’est peut-être pas anodin, puisque Korben Dallas est lui aussi chauffeur de Taxi.

Paradoxalement, si le milieu cinématographique français n’a eu de cesse de cracher sur les pompes de Besson en le traitant plus comme un faiseur de fric à la Spielberg, qu’un véritable cinéaste, c’est avec son œuvre la plus américaine et quelque part la plus commerciale et moins personnelle qu’il remporte le César du meilleur réalisateur…allez comprendre.

Force est de constater, qu’ici, il mêle habilement son style habituel à un univers futuriste fantaisiste et coloré des plus déjanté. Jusque dans les costumes dont il confie la création au styliste Jean-Paul Gaultier.

Au final, un film de Science-Fiction qui tient la dragée haute aux productions américaines, même si sa structure scénaristique est on ne peut plus manichéenne et classique finalement.

C’est donc plus dans la stylisation de son univers, et la direction des acteurs, qu’il cherche à prouver sa valeur.

Et ça marche. Même si l’humour est parfois un peu lourd, il colle finalement bien à l’univers du film, et chaque personnage ou situation amène son lot de sourire ou de frisson. En effet, Milla Jovovich, du moins Leeloo, atout charme du film, possède un vrai sens de la comédie ou du drame (on le vérifiera plus tard dans Jeanne d’Arc, toujours sous la direction de Besson) et on tombe tout naturellement sous le charme malgré un look ma foi très approximatif, qui lui sied pourtant à merveille.

Besson sait, malgré tout ce qu’on peut dire sur lui, mettre en valeur ses décors, ses personnages, et les visages et expressions de ses acteurs, en ne basant pas tout sur ses effets spéciaux, pourtant très réussis également.

Même si ce n’est pas son meilleur film, la patte Besson, si souvent décriée, est pourtant bien présente (il n’oublie pas son entourage en faisant apparaître Matthieu Kassovitz, Mia Frye ou Maïwenn LeBesco), et en fervent supporter (il me décevra pourtant profondément avec Maltazard), je ne pouvais qu’apprécier et donc défendre ce film qui aura malgré tout marqué le paysage du cinéma français.

Le Blu-ray : 17/20

Précédemment chroniqué, si Nikita nous offrait une image correcte mais bien en deçà des possibilités du support…avec Le cinquième élément, c’est tout simplement du tout bon. Il faut vraiment s’approcher de l’écran (pour moi un plasma 100 htz) et plisser les yeux pour voir un très léger bruit vidéo sur des arrières plans parfois flous, en raison de l’utilisation des courtes focales (c’était déjà bien visible sur le Blu-ray de Nikita).

Lumineuses à souhait, les images nous offrent des contrastes sublimés par une très bonne définition qui rend hommage au travail effectué sur les très nombreux décors et maquillages, ainsi que la photographie de Thierry Arbogast (qui reçoit un César d’ailleurs).

Comme d’habitude, les gros plans (surtout ceux sur le sublime visage de Leeloo) sont impressionnants de puissance visuelle, et l’on plonge avec délectation dans ce regard tantôt rieur, tantôt mouillé de larmes.

Gary Goldman. GaumontCôté effets spéciaux, malgré les presque 15 ans du film, c’est encore tout à fait honorable et le passage en HD se fait de manière très fluide.

On pourra donc apprécier le futur surpeuplé d’un New-York aux trop nombreux véhicules flottants, lors de la plongée de Leeloo, les éclairages travaillés sur la séquence de la diva bleue (qui n’est pas une cousine des Na’vis) ou les détails des vaisseaux spatiaux, ainsi que les décors, parfois minimalistes (le bureau de Zorg) ou chargés (le paquebot spatial) mais toujours agréable à regarder, et bien sûr les costumes, souvent fantaisistes.

Côté son, la VF comme la VO se distinguent par une piste HD très ample et plutôt chargées en effets de toutes sortes…explosions, gun-fights, musique, écho (pour le micro du DJ fou) voix extra-terrestres très graves ou son cristallin pour la Diva, ou encore bruits de circulations pour la course poursuite dans New-York.

Le caisson de basse est en outre très sollicité, et c’est donc un sans faute de ce côté-là. A noter que sur la VF Bruce Willis perd sa voix habituelle (Patrick Poivey) au profit donc d’une autre, assez proche au niveau timbre de voix, mais sensiblement différente. On notera cependant la bonne idée d'avoir mis une piste HD sur la version française, ce que beaucoup d'éditeurs évitent parfois soigneusement.

On comprend donc le plébiscite de ce film, qui reste à ce jour son deuxième plus gros succès derrière Le grand bleu, et du Blu-ray, techniquement parlant, malgré une absence de bonus conséquents, se place largement au-dessus de Nikita.

Les bonus : 12/20

« The elements » en SD – AVC Stéréo 24’49 Sous-titré français.

Une fois de plus, il ne faut pas s’attendre de la part de Besson, une pléthore de révélations surIan Holm, Milla Jovovich et Bruce Willis. Gaumont son travail. Cependant, il nous offre cette fois-ci un court making-of, tendance promotionnelle à l’américaine (probablement tourné pour une chaîne US) où on peut tout de même le voir sur le tournage en compagnie des acteurs, et devant une caméra où il s’exprime (en anglais) sur ses motivations cinématographiques et la genèse du projet.

Quelques images du tournage, mais surtout beaucoup d’interviews. Intéressant tout de même, car assez rare finalement.

Bande-annonce du film en SD –AVC stéréo.  1’38

Outil de réglage Audio & Vidéo, ainsi qu’une séquence de nettoyage de rémanences écrans plats

Image : 1920x1080p / Mpeg-4 AVC / Cinémascope 2.35 / Sous-titres Français et Malentendants

Son : Français en 5.1 DTS HD-Master Audio

         Anglais  en 5.1 DTS HD High Resolution Audio

Distributeur Blu-ray : Gaumont

Boîtier Carton – BD 25 (simple couche)



Publié dans Côté BLU-RAY

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

sieraden 02/09/2011 15:55

magnifiqueSon Hereafter est très mal côté alors j'ai un peu peur. J'attends beaucoup plus son film sur J Edgar Hoover.

kschoice 21/02/2011 19:08

Non, c'est moi...c'est vrai que ça peut prêter à confusion :-)
Poivey ne devait pas être disponible au moment de la postsynchro. Dommage, ça sonne différent quand même.

2flicsamiami 20/02/2011 22:00

A KschoiceAutant pour moi :)

kschoice 20/02/2011 20:19

@Borat...
Pas vu son dernier, mais j'en ai eu de mauvais échos également.
@ 2flics...
Normal de ne pas être présent sur tous les blogs, moi-même je me fais rares chez les collègues :-) Content de ton retour en tous cas.
Tout à fait...j'ai mal formulé ma phrase, mais il n'y a pas de différence avec le DVD pour ce qui concerne la postsynchro, il avait bien cette voix, même au cinéma...c'était juste pour souligner ce changement de voix pour ceux qui ne l'auraient pas encore vu et qui pourraient être choqués de ce fait.

2flicsamiami 20/02/2011 19:13

Je reviens sur ce blog que j'avais délaissé un temps.
Je te rejoins sur la qualité du film de Besson (qui est pour moi son meilleur film avec Leon). La qualité de l'image est vraiment au rendez-vous sur ce Bluray.
Sinon, il me semble que Willis à toujours eu ce doublage dans ce film (j'ai vérifié sur mon ancien DVD et c'est le même doublage français).