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18 Mar

CAPTIVITY

TFM Distribution

CAPTIVITY

De Roland JOFFE (2005)

Jennifer Tree est la nouvelle top que s'arrachent les photographes et couturiers new-yorkais.
La fille qui fait rêver le grand public... pour le meilleur et pour le pire.
Un soir, Jennifer est suivie dans la rue par un homme, qui parvient à la droguer. Elle se réveille dans une cellule préparée à son attention et remplie d'objets personnels volés dans son appartement. Son ravisseur l'oblige à regarder des vidéos de femmes torturées dans cette cellule, avant de la soumettre elle-même jour après jour à d'horribles sévices.
Durant son calvaire, Jennifer découvre qu'elle n'est pas seule. Un jeune homme, Gary, est également retenu en captivité dans la pièce voisine. Elle entre en contact avec lui, dans l'espoir de trouver une issue à son cauchemar.

Enième thriller horrifique de serial-killers, il faut croire que le public en redemande, car les sorties sont nombreuses et pas toujours des plus heureuses. C’est le cas de celui-ci. L’entrée en matière plonge tout de suite dans l’ambiance, avec sa succession de gros plans et la musique désormais propre à ce genre de film. On a déjà fait le coup dans Seven, dans la musique du générique. Tiens Seven, justement. Le film tente quand même de s’en rapprocher…Vous me direz, quel thriller un peu glauque n’a pas tenté de s’en rapprocher ? Je suis d’accord. Mais dans celui-ci, c’est comme si le film prenait la continuité des meurtres sur le tableau d’un des sept pêchés capitaux du film de Fincher, à savoir l’orgueil. Souvenez-vous, pour illustrer son crime, le tueur voulait supprimer à une très jolie femme ce qu’elle estimait de plus précieux en elle, et sans quoi elle ne pourrait vivre…Sa beauté.

 

Elisha Cuthbert. TFM Distribution  Elisha Cuthbert. TFM Distribution

Ici c’est un peu la même chose. On le voit au travers de vidéos d’interviews du mannequin qu’elle interprète, sa vie repose sur la beauté, l’attirance, et les regards osés, défiants qu’elle jette à l’objectif. Le réalisateur choisit pour cela Elisha Cuthbert, à qui il va faire subir toute une batterie d’épreuves tordues. Fille de Jack Bauer dans la série 24 H chrono, il faut dire qu’elle est habituée à ce genre de rôle, tellement il lui est arrivé de choses durant les deux premières saisons. Un vrai chat noir, il faut le dire. Ce rôle est donc un peu dans la continuité de ce qu’on lui connaissait. Et c’est vrai qu’elle le fait bien.

Malgré cela, il est tout à fait étonnant de voir un réalisateur de la trempe de Roland Joffé qui nous avait délivré des films superbes tels que La déchirure, Mission ou encore La lettre écarlate, s'essayer au slasher-movie. Car dans le genre tordu, celui-ci se pose là, et prend la succession de films comme Saw, Hostel ou encore Scream, bien que ce dernier soit bien largué côté imagination et violence. D'un sadisme rare, le film ne joue pas que sur la violence physique, mais aussi sur les peurs les plus primaires, l'isolement, les sons, les images aussi, à travers des vidéos des précédentes séances de tortures, censées conditionner la nouvelle victime.

 

Le problème, c'est que c'est du déjà vu et revu, ce qui fait que le film est prévisible et sans réelle originalité. Il faut reconnaître cependant un travail sur la lumière et les cadres, ainsi que les décors et une musique qui aide à rentrer dans l'ambiance. Pas assez toutefois pour en faire une référence du Thriller-horreur si courant ces cinq dernières années.

Au final, un film en demi-teinte et sans surprise, qui s’inscrit dans la mouvance actuelle, mais qui n’apporte pas grand-chose de nouveau. Et ça n’est pas prêt de s’arrêter puis Michaël Haneke va sortir bientôt un remake de son propre film, avec séances de tortures ayant pour titre le doux nom de Funny Games (?!?!). 10/20

Elisha Cuthbert. TFM Distribution

Affiche espagnole.



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K
On est d'accord Alastor, sur le fait qu'il n'est pas gore à outrance comme peut l'être Frontière(s) par exemple, mais il ne suffit pas de mettre des tripes à l'air pour être considéré comme tordu. Ce qui me gêne plus c'est cette propension à inverser la tendance justement, en se retournant sur le côté psychologique...Ce qui est tout à fait tordu (ce qui n'est pas forcément une critique négative...le concept meurtres religieux dans Seven est on ne peut plus tordu lui aussi et j'adore) c'est de faire souffrir sa victime psychologiquement bien avant la torture physique qui mènera à la mort.<br /> Encore une fois s'il y avait un message quant l'existence même de ces rituels sadiques...passe encore, mais il ne s'agit que d'un jeu qui, comme dans Hostel pourrait bien influencer un jour ou l'autre une jeunesse en mal de sensations fortes.<br /> Donc quelque part, oui il fait mieux sur les cadres, la lumière et sur le jeu des actrices.
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A
Je trouve tout de même que Joffe fait mieux que les autres réalisateurs s'étant essayer au sujet ne serait-ce que parce qu'il ne mise pas sur une violence physique excessive. Je ne me souviens pas d'avoir vu des scènes vraiment gore (bon allez un faut toutou qui se fait flinguer, et quelques meurtres à la fin qui s'apparente plus aux crimes classiques d'un thriller, rien de bien effrayant) mais d'avoir surtout remarquer l'utilisation d'une violence psycologique et oppresante.<br /> C'est sure niveau originalité Captivity peut aller se rabiller mais le film de Joffe me semble plus fin que les autres thrillers du genre.
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E
JE PENSE QU'il a voulu réaliser un film en s'inspirant du vif succès de saw et de hostel, mais bon, quand c'est foireux, c'est foireux!
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K
Je ne l'ai su qu'en voyant le générique de début...quelle déception par la suite en effet. Je me demande encore ce qui a bien pu pousser ce réalisateur à verser dans le glauque sans âme.
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E
C'est çaOui c'est tout à fait ça!<br /> Un thriller très décevant!<br /> Avant de voir ce film, je savais que Joffé en était le réalisateur, j'attendaisdonc mieux qu'une pâle copie de saw.
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