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16 Oct

10 000 B.C

Affiche américaine. Warner Bros.

de Roland EMMERICH

Corbis Sygma

(Etats-Unis - 2008)

genre : aventure / 1h50

10 000 ans avant notre ère, au coeur des montagnes... Le jeune chasseur D'Leh aime d'amour tendre la belle Evolet, une orpheline que sa tribu recueillit quelques années plus tôt. Lorsque celle-ci est enlevée par une bande de pillards, D'Leh se lance à sa rescousse à la tête d'une poignée de chasseurs de mammouths. Le groupe, franchissant pour la première fois les limites de son territoire, entame un long périple à travers des terres infestées de monstres, et découvre des civilisations dont il ne soupçonnait pas l'existence. Au fil de ces rencontres, d'autres tribus, spoliées et asservies, se joignent à D'Leh et ses hommes, finissant par constituer une petite armée.
Au terme de leur voyage, D'Leh et les siens découvrent un empire inconnu, hérissé d'immenses pyramides dédiées à un dieu vivant, tyrannique et sanguinaire. Le jeune chasseur comprend alors que sa mission n'est pas seulement de sauver Evolet, mais la civilisation tout entière...

Warner Bros. FranceTout comme ce fût le cas il y a quelques temps avec mon article sur Shining, je vais ici aller une fois de plus au contre-courant de la majorité des spectateurs ayant vu ce film au cinéma, ou en Blu-Ray comme c’est mon cas. En effet, après avoir lu maintes critiques mettant en avant la stupidité de ce film, et sa non appartenance à ce que d’aucuns considèrent comme du cinéma digne de ce nom, je me pose donc en défenseur, toujours prompt à défendre ce qui peut l’être à mes yeux (à défaut de ceux des autres) de ce film d’aventure préhistorique. Tout d’abord, parce que ces derniers ne sont pas légion (La guerre du feu et Le clan de la caverne des ours), et que 10 000 est loin d’être le navet que la presse et les spectateurs ont bien voulu voir en lui.

Certes, Roland Emmerich n’aura jamais l’envergure d’un Spielberg ou d’un Peter Jackson, ceci dit il possède indéniablement le sens du spectacle, et à l’instar d’un Michaël Bay, nous livre presque à chaque fois un spectacle visuel incontestable, même si la profondeur psychologique du message et de ses personnages peuvent être comparés à l’extrême finesse de ce papier à joint si prisé par les rastas…dont les personnages du film emprunte d’ailleurs leur coiffure.

S’il ne possède pas le sens de la formule de ses illustres confrères, Emmerich n’en est pas moinsCliff Curtis et Steven Strait. Warner Bros. France un cinéaste pour autant, qui avec une caméra est tout à fait capable de nous faire de la belle image. Et de la belle image, il y en a dans 10 000. A commencer par les paysages. Tourné en grande majorité en décors naturels, Emmerich cherche à donner un souffle épique à un sujet qui en manque profondément, en nous offrant des paysages de toute beauté.

Pour cela, il pose sa caméra en Afrique du sud, en Namibie (sur les lieux de tournage utilisés par Kubrick pour la séquence d’ouverture de 2001) et surtout en Nouvelle-Zélande, là où Jackson réalisa intégralement sa trilogie, devenant par là même le véritable seigneur des anneaux.

Se sachant limité sur le domaine des films à messages, en bon entertainer qu’il est, Emmerich compense sa faiblesse en mélangeant les genres, afin de nous conter une sorte de légende que Cliff Curtis et Steven Strait. Warner Bros. Francecertains trouveront abracadabrantesque, mais qui pour ma part me satisfait pleinement en terme de divertissement pur et simple. Prenez donc une pincée d’Hélène de Troie (le « héros » trouve le courage d’affronter tout un peuple pour le seul amour d’une femme), un zeste de Moïse (l’élu décrit par une légende libèrera les esclaves), mélangez le tout à une civilisation pré-égyptienne qui pose les bases d’une civilisation avancée (donc tyrannique et vouée à la disparition et au mystère éternel), et prenez quelques références cinématographiques telles que Braveheart (au fur et à mesure de son voyage, notre William Che Guevara Wallace lèvera une armée de fidèles ralliés à sa cause révolutionnaire) ou encore Apocalypto (des vilains méchants enlèvent les membres de sa tribu pour en faire des esclaves, prêts à être sacrifiés au besoin) sur fond de mysticisme ancestral, et vous aurez une bonne vue d’ensemble de 10 000.

C’est certain…vu comme ça, le projet tout entier manque d’originalité et de personnalité, et peutSteven Strait. Warner Bros. France dans la moindre mesure ne pas être très attrayant. Mais à la vision du film (que j’ai loué par curiosité et parce que j’aime bien Emmerich finalement), tout d’abord, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde, et j’ai été subjugué par la beauté des images, et surtout le soin apporté aux ambiances. Emmerich soigne ici à l’extrême ses plans, ses cadres, sa lumière (naturelle la plupart du temps puisque tournage en extérieur)…le tout bien encadré par des effets spéciaux qui tiennent la route la plupart du temps (impressionnants mammouths). La caméra plane, virevolte, faisant de certains plans de vrais moments de cinéma. Si on reconnaît une légitimité cinématographique certaine à l’œuvre de Jackson (Sauron and Co, King Kong le refaisage) ainsi qu'à la saga jurassique de tonton Spielby, force est d’admettre qu’Emmerich mérite sa part du gâteau.

Parce qu’il faut bien trouver matière à chipoter un peu (il y a toujours un mais), le seul défaut, le seul point faible de ce film se trouve probablement (très certainement d’ailleurs) au niveau des acteurs. On commence à connaître le bonhomme…Emmerich préfère tourner avec des acteurs peu connus, afin de concentrer un maximum de budget pour les effets spéciaux et visuels. En effet, en VO comme en VF, le jeu d’acteur n’est pas vraiment l’atout majeur de ce film, et gâche par moment les gros efforts faits sur le reste du film.

Camilla Belle. Warner Bros. FranceUn film donc taillé pour le Blu-ray, sur lequel le spectacle est grandiose. En bref, et pour ne pas irriter davantage ceux qui considèrent le cinéma commercial comme n’étant pas digne d’exister, je terminerai en disant que ce film d’aventure préhistorique, pur divertissement à ranger dans les blockbusters et autres « pop-corn movies », est pour ma part, visuellement beau à regarder, pour peu que l’on s’affranchisse de toute considération historique, et surtout de la sacro-sainte crédibilité visuelle. Le voyage dans la Lune de Méliès n’avait rien de crédible, pas plus que les délires comiques d’Harold Lloyd ou des Marx brothers…ça ne les a pas empêchés de faire rêver le monde entier.

N’oubliez pas…ce n’est que du cinéma !

14/20

Affiche américaine. Warner Bros. Affiche américaine. Warner Bros. Affiche allemande. Warner Bros. 

Plus d'infos sur ce film

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B
Contrairement à toi Kschoise,je trouve que ce film est un énorme navet.Un de plus dans la filmo déjà pas terrible d'Emmerich.C'est chiant,on se fait chier(j'étais le voir au cinéma,grand moment de solitude),les mamouths et autres tigres étaient les arguments du marketing et finalement ne servent à rien et font figuration,acteurs aussi charismatiques que des poulpes.Vraiment mauvais.
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K
Dans le film, il s'agit en fait d'une civilisation pré-egyptienne, qui s'est éteinte après trop de tyrannie et de suprématie spirituelle. Un peu comme dans Stargate, il revient à une sorte de civilisation extra-terrestre qui serait à l'origine de civilisations bien terriennes. comme je l'ai dit, ça reste du cinéma de divertissement, et il est clair que Le jour d'après par exemple est certes crédibles dans les explications scientifiques, mais totalement improbables dans la durée de l'évènement déclencheur du réchauffement planètaire et donc par la suite de l'ère glaciaire (paradoxe assez logique finalement mais beaucoup trop rapide dans le film). Il est vrai que si on se penche sur une quelconque crédibilité, là c'est sûr, c'est du grand n'importe quoi...mais c'est aussi ça le cinéma, l'expression d'une imagination fertile qui plaira à certains et pas à d'autres.
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2
Moi aussi j'ai un Bluray et moi aussi j'aime bien de temps en temps me taper un Emmerich (Independence Day, Godzila ou le meilleur je pense, Le Jour d'après).<br /> Mais là, je me suis ennuyé. Il y a de l'action (un peu mais il y en a) mais j'ai trouvé l'histoire niaise et je n'ai pas du tout accroché. Ajouté le peu de charisme des acteurs (là, je suis d'accord avec toi) et les erreurs chronologiques (depuis quand les hommes des cavernes on connu les égyptiens ?).
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K
Oui, j'ai lu pleins d'avis comme le tien, mais pour ma part, excepté le jeu des acteurs, je trouve que le film possède un certain charme. Les cadres sont soignés et les décors superbes.<br /> Mais je comprends ton point de vue, ça m'a fait un peu la même chose pour le King Kong de Jackson. <br /> Au deuxième visionnage de ce dernier j'y ai vu d'autres petites choses qui font mieux passer l'ensemble.
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P
Emmerich ne fait que piocher à droite à gauche et livre une sacrée purge. Pour moi, l'un des pires films de l'année. Quelle déception ! Et je ne me suis pas remis de la piètre apparition du tigre à dents de sabre, 5 minutes, honteux !
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