MAY

MAY
De Lucky McKEE (2002)
May travaille dans un cabinet vétérinaire. C'est une jeune fille timide et complexée qui a beaucoup du mal à se faire des amis et dont l'attitude est étrange aux yeux des autres. Elle partage son appartement avec sa seule vraie amie, une poupée que lui a donné sa mère quand elle était petite.
Un jour, elle flirte avec un jeune mécanicien intrigué par son attitude. Leur relation ne dure pas longtemps et après d'autres brèves rencontres sans lendemain, May décide de se fabriquer elle-même un amant idéal...
Un jour, elle flirte avec un jeune mécanicien intrigué par son attitude. Leur relation ne dure pas longtemps et après d'autres brèves rencontres sans lendemain, May décide de se fabriquer elle-même un amant idéal...
Côté scénar, c'est digne d'un cauchemar à la Stephen King, un genre de Dr Frankenstein féminin version Schizophrène, qui rencontrerait une "Carrie" au détour d'une ville US un soir d'Halloween. Car dans le genre "bizarre" ou "tarée" de service, là on tient une belle bête de concours. Le film n'est pas fait pour faire peur ou se faire des sueurs froides. C'est plus un film psychologique sur la différence, la solitude, le désir de plaire, la recherche du contact, et la difficulté des relations humaines.
A bien regarder, il y a plein de "May" autour de nous, et nous avons tous plus ou moins une part de responsabilité quand à leur devenir. C'est ce que le réalisateur, essaie de nous expliquer, à sa façon, mais de manière insipide, trop dépouillée peut-être pour qu'on accroche vraiment. Y'a de l'idée, May...(ah ah !!!) ça coince quelque part.
Pas de scènes vraiment "choc" ce qui décevra les amateurs de gore, mais pas de jeu d'acteur transcendant non plus, quand à la musique, elle accompagne avec plus ou moins de justesse des scènes qui traînent parfois en longueur, et ce malgré la courte durée du film. Un petit film d'ambiance intimiste sur la chair, la recherche de l'autre (et dans une certaine mesure...de soi-même). Une sorte d'hommage au cinéma d'horreur italien qui se mélangerait à lunivers élitiste de Cronenberg...et là, on aime ou on naime pas. 12/20