PALE RIDER

Publié le

Réalisé par Clint Eastwood 

Avec  Clint Eastwood, Michael Moriarty, Carrie Snodgress

 

(USA/1985 / 116 mn)

Genre : western

Sortie cinéma : 14 août 1985

Disponibilité Blu-ray : septembre 2008

Les derniers chercheurs d'or indépendants de LaHood, bourgade minière de Californie, sont harcelés par la bande de Coy LaHood, fondateur de la ville qui veut s'approprier leur concession. Au moment ou les mineurs pacifiques sont prêts a abandonner la lutte, alors que tous espéraient un miracle, surgit de la montagne un cavalier solitaire tout de noir vêtu. Nul ne connait son nom, son passe, ses origines. Hull Barret, oppose depuis longtemps a Coy LaHood, l'accueille sous son toit…l'homme ne va pas tarder a prouver ses qualités de tireur.

Avis film : 17/20

Clint Eastwood n’est plus à présenter…d’abord acteur, puis producteur et réalisateur, si le bonhomme cumule souvent les casquettes (allant même parfois jusqu’à signer la musique) force est de constater qu’il les porte avec brio, avec une large majorité de réussite.

Fort de ses 55 ans de carrière, et près de 80 films ayant pratiquement abordé presque tous les styles cinématographiques, c’est cependant le western qu’il incarnera avec un charisme indiscutable pendant des décennies. Que ce soit chez les italiens ou bien sûr sur le territoire du nouveau monde, il avoue lui-même, que le western et le jazz sont les deux derniers symboles forts d’une Amérique aujourd’hui en plein changements.

En termes de symboles, on ne peut que reconnaître qu’il en est un lui-même, un des derniers monstres sacré du 7ème art qui nous livre à chacune de ses œuvres, une dissection du genre humain, en séparant d’abord soigneusement les bons et mauvais côtés, tout en les mélangeant habilement par la suite (ou inversement) dans un manichéisme qui échappe à toute notion de déjà-vu, pour nous démontrer que tous les personnages de ses films, c’est aussi quelque part un peu nous, à un moment ou l’autre de notre vie.

Avec ce western, un des derniers tourné à l’ancienne, loin des studios hollywoodiens, de ses stars et du choc visuel, il démontre une fois de plus que la simplicité peut être aussi efficace que les scénarii les plus élaborés, et les séquences chocs les plus discutables.

En apportant un côté mystique à une histoire classique de prospecteurs d’or et de vilains méchants qui ne respectent rien ni personne, il met de fait, un peu plus d’âme et d’esprit…quelques grammes de finesse dans un monde de brutes, en incarnant un cavalier pâle, directement issu des prophéties bibliques.

 

 

Le côté mystérieux d’un passé trouble, la sympathie d’un pasteur amoureux des gens honnêtes (peut-être un ancien hors-la-loi cherchant dans l’habit une rédemption suite à un incident qui faillit lui coûter la vie, et son âme par la même occasion), et la dureté d’un justicier qui regrette amèrement de devoir reprendre les armes, mais qui se battra au péril de sa vie pour des gens qu’il ne connaît même pas.

Le fait qu’il apparaisse au moment même où la jeune fille lit la Bible avec un passage des cavaliers de l’apocalypse…est tout à la fois intrigant et quelque part passionnant, plongeant le film dans un côté à la fois ensoleillé (lorsqu’il est en compagnie des mineurs) et sombrement fantastique (lors des contacts avec les vilains).

En s’éloignant quelques peu des traditionnelles villes campées en plein désert, de ses allées poussiéreuses,  et de ses saloons mal fréquentés, nous emmenant de fait dans des froides montagnes au climat changeant, il rompt le schéma classique des westerns qui a pourtant fait la gloire de ces derniers.

Eastwood ne nous donne pas toute les cartes…et quelque part c’est tant mieux. Mais il nous donne l’essentiel…l’humilité (envers les autres, l’environnement, soi-même) et la simplicité (le pasteur ne cherche pas à sermonner ou diriger des âmes, il les fait réfléchir afin qu’elles prennent d’elle-même les bonnes décisions tout en respectant leur choix, quel qu’il soit).

Cette simplicité se retrouve jusque dans l’affiche du film, une des plus belles, je trouve, du monde du western.

S’il y a mieux dans le genre, ce western reste l’un de mes préférés avec celui de Sergio Leone, Il était une fois dans l’ouest. Deux styles bien différents il est vrai, mais dans celui-ci c’est véritablement ce côté mystique qui intrigue plus que tout autre chose, et qui amène des réflexions sur le passé du pasteur. Et puis quelle classe aussi…à total contre-pied du surmédiatisé (selon moi Stoni ;-) ) et donc commercial…Impitoyable.

Avis Blu-ray : 14/20

Comme toujours avec les rééditions Blu-rays des films ayant dépassé la décennie, on est toujours enclin à craindre le pire, surtout que les exemples sont nombreux, comme vous pourrez le constater dans cette rubrique (Il y en aura bien d’autres).

25 ans déjà pour ce film du sieur Clint, et comme toujours un côté intemporel sur ce genre ô combien exploité dans les 50 et 60.

Après un déclin dans les années 70 au profit des thrillers urbains, Pale Rider fait donc partie de ces rares tentatives de revival du genre alors que ce dernier tendait à disparaître peu à peu.

C’était sans compter sur le profond attachement de l’acteur/réalisateur pour ce vieil homme moribond qu’était le Western.

Qu’en est-il donc de cette édition ? Bah oui, si vous lisez ces quelques lignes, c’est que vous êtes un tant soi peu intéressé.

Eh bien ce n’est pas une édition au top, il faut bien l’avouer, mais c’est loin d’être catastrophique également. Pour commencer…pas de menu animé, le film commence directement…on le verra plus tard, il n’y a pas grand-chose à choisir de toutes manières.

Plusieurs points positifs cependant, font de cette édition une galette intéressante. L’image bien sûr, puisque c’est le plus important sur ce support, est beaucoup plus lumineuse que sur le DVD. Et bien que le master n’ait pas subi un lifting comme sur les grosses productions du style Rencontres du troisième type (pourtant plus ancien) l’image est très correcte, malgré un fourmillement parfois très visible en présence d’un ciel incroyablement bleu, ou de poussière générée par la cavalcade effrénée du début, qui cohabite parfois avec un très léger grain.

Mais il faut signaler également que ce n’est pas sur l’intégralité du métrage. En effet, plusieurs scènes, bien éclairées par un soleil hivernal, se rapprochent d’une assez bonne définition HD sans pour autant en atteindre les canons existants.

 

 

De même, il faut souligner que, paradoxalement, des scènes de jour, mais en intérieur (auparavant presque illisibles sur le DVD parce que trop sombres), sont moins bien définies, que d’autres de nuit à l’éclairage d’un simple feu.

L’utilisation d’une courte focale pour les scènes d’intérieur, génèrera donc des contours d’image souvent flous pour une mise au point essentiellement centrale. Mais le contraste étant un peu mieux géré, ces scènes redeviennent regardables ici.

La profondeur de champ se fait mieux sentir sur les plans larges par contre, notamment le règlement de compte final qui lui, est incontestablement HD (1h40’55) quand le pasteur se met à l’entrée de la ville, avec les montagnes en arrière plan, et que la lumière, auparavant lumineuse, se fait peu à peu plus sombre.

Certains autres plans seront par contre assez chargés en défauts très visibles avec scratchs et points blancs (1h25’45)

Passons au son maintenant.

Premier point, et pas des moindres…si la jaquette affiche un DD 5.1 sur la VF, c’est en fait le mono d’origine qui le remplace au pied levé. Cependant, si vous possédez un bon ampli avec des filtres (Mono), le 1.0 d’origine peut se révéler plus clair et plus ample alors que le son direct. C’est le cas avec mon ampli Onkyo en tous cas.

Pour la VO, vous aurez ici le choix entre le désormais classique DD 5.1, ainsi qu’un 5.1 DolbyTrueHD…A privilégier bien sûr pour les quelques partitions musicales de Lennie Niehaus (fidèle collaborateur d’Eastwood) et pour les cavalcades des chevaux, explosions et coups de feu, mais au détriment bien sûr de la post synchro si significative qui suivit Eastwood pendant quelques années.

Malgré cette piste sonore estampillée HD, ne vous attendez pas cependant à un DTS HD MA comme sur Le soldat Ryan. Si le film parle à un moment de miracle, faut quand même pas trop rêver !

Les bonus : 02/20

Je crois que tout est dit dans la note attribuée à cette section. Comme souvent dans ces rééditions faites à la va-vite, sans même un nettoyage de transfert, il ne faut pas s’attendre à une pléthore de bonus. C’est donc le cas ici, avec deux pauvres bandes-annonces, d’une qualité vidéo effroyable, en VO et recadrées de surcroît (1.85 en lieu et place du 2.40 du film).

BA Pale Rider (1’12)

BA Impitoyable (1’55)

Grosse déception de ce côté-là. On aurait aimé, sans demander un making-of (Qu’Eastwood n’affectionne pas vraiment de toutes manières) au moins une galerie photos du tournage. Ce ne sera pas pour cette fois.

Image : VC-1 / 16/9ème 2.40 : 1

Sous-titres : anglais, français, allemand, italien, espagnol, portugais (brésilien), espagnol, danois, hollandais

Son :  Anglais DD 5.1 & Dolby TrueHD 5.1

          Français, Allemand, Italien, Espagnol…Mono 1.0

Editeur : Warner Home Video (Collection Blu-line Warner à 15 €)

BD 50 (Double couche) 1 disque Zone B

 



Publié dans Côté BLU-RAY

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Commenter cet article

kschoice 23/08/2010 12:23

Oui maintenant je cherche même plus, je vire.

borat8 22/08/2010 21:09

Sauf ceux qui ont un vrai message oui, mais toutes les conneries de fakes ou message en anglais sont à enlever.

kschoice 22/08/2010 20:50

Ca y est j'ai tout viré...celui de Fakerolex watche est un commentaire comme un autre donc je laisse.

borat8 22/08/2010 20:12

Il faudrait également supprimer les autres fakes présents sur ce même article.

kschoice 22/08/2010 19:45

C'est clair, et ne clique pas sur son lien, ça lui ferait trop plaisir ;-)