Mardi 12 juillet 2011 2 12 /07 /Juil /2011 16:22

VOILA….C’EST FINI !

Comme disait l’ex chanteur de Téléphone, Jean-Louis Aubert.

(Jean-Louis...si tu nous regardes... !!!)

Après + de 4 ans d’existence, quelques 230 articles, + de 3000 commentaires (hors spam…sinon j’en serai au double probablement L), et + de 500 000 visiteurs dont beaucoup sont devenus des fidèles…c’est la fin de ce blog que j’ai eu grand plaisir à construire et à garnir de nombreux articles. Malheureusement, les années passant, le site d’Allociné à fait preuve d’un mépris flagrant envers ses blogueurs et leurs nombreuses réclamations. Envahit depuis plus d’un an désormais de commentaires spams, aussi inutiles qu’encombrants, l’interface s’est elle aussi mis à tout faire de travers, à un point tel qu’il devenait véritablement pénible d’éditer un article…

Espace entre les lignes démesuré, changement de police intempestif, déplacement des photos, chargement des images excessivement long parfois…tous ces petits défauts ont eu raison de ma patience. Il n’y a qu’à voir mon dernier article en date « Ennemi d’état » pour se rendre compte de la catastrophe. Ainsi donc, après avoir fait de la résistance alors que beaucoup d’entre vous s’étaient déjà exilé ailleurs, c’est mon tour aujourd’hui de baisser les bras et de voguer vers d’autres horizons, que j’espère moins ardus, et plus dociles.

Alors, la fin d’une belle et grande aventure… ? Pas vraiment…

Premièrement, ce blog restera ouvert,  afin de garder les nombreux commentaires passionnés sur quelques-uns de mes articles (ça me fera quelques lectures nostalgiques), mais avec modération des commentaires, surtout pour éviter l’invasion destructrice des commentaires spams.

Deuxièmement, parce qu’il m’est bien difficile aujourd’hui de ne plus écrire, de ne plus échanger, de ne plus faire découvrir ou de ne plus débattre sur tel ou tel film. C’est pourquoi, à l’instar de nos vies personnelles et réelles où le destin nous force à déménager souvent d’un endroit à un autre, c’est ce que j’ai décidé de faire en prenant possession d’une nouvelle aire de jeux dont l’adresse est la suivante…

http://zefacteur.canalblog.com/

Un nouveau départ, mais avec un blog qui garde le même nom, et où je reprendrai probablement quelques-uns de mes meilleurs articles, agrémentés de nouveaux bien sûr.

En espérant vous revoir à ma nouvelle adresse, où vous serez toutes et tous les bienvenu(e)s…

Salutations cinéphilo-ludiques…

Kschoice




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Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 11:26

(Ennemy of the state)

Réalisé par Tony Scott

Tony Scott. UFD


Avec Will Smith, Gene Hackman, Jon Voight, 
Long-métrage américain . Genre : Espionnage , Action
Durée : 02h13min Année de production : 1998
Date de sortie cinéma :
6 janvier 1999
Disponibilité 
Blu-ray : 21 mars 2007

Robert Clayton Dean, avocat engage depuis ses débuts dans une lutte acharnée contre la mafia, rencontre fortuitement un ami d'enfance, témoin malgré lui d'un meurtre politique, ce qui plonge aussitôt l'avocat dans un engrenage infernal. Il devient ainsi le dernier possesseur de la seule preuve existante du crime commis par Thomas Reynolds, le directeur de la NSA, l'organisation gouvernementale la plus secrète et la plus puissante des Etats-Unis, envers un députe. Reynolds va déployer toutes ses ressources pour neutraliser et discréditer Dean.

Avis film : 16/20

En 1998, Will Smith était alors une valeur montante du cinéma américain. Acteur dans trois gros blockbusters que sont Bad Boys, Independence day et Men In Black…l’acteur a su démontrer en une poignée de film qu’il pouvait assurer des scènes d’actions conséquentes, tout en gardant un humour de circonstance. C’est ce cocktail action/humour qui a séduit le public, et le réalisateur Tony Scott qui cherche alors pour son nouveau film une tête d’affiche populaire, mais qui sait également jouer sur une autre palette d’émotion.

Loin de baser son film sur l’unique présence de Smith, le réalisateur s’entoure également de comédiens reconnus tels Gene Hackman, Jon Voight et Jason Robards, ou encore Gabriel Byrne. Pour la jeune génération, on peut voir des acteurs qui ont depuis fait leur chemin…Parmi eux Barry Pepper, Jack Black, Tom Sizemore, Ethan Hawke ou encore Jason Lee (My name is Earl série TV)

Mélange des films d’espionnage à l’ancienne (Scott ne renie pas ses références à Conversations secrètes, déjà avec Hackman), des films d’actions modernes et des nouvelles technologies, le réalisateur s’entoure de spécialistes en matériel de surveillance pour un maximum de crédibilité à l’écran. Avec sa photographie toujours particulière, son sens du montage rythmé, et une histoire de paranoïa gouvernementale sur fond de loi totalitaire, le réalisateur signe là un film passionnant de bout en bout, thriller haletant et efficace qui donne à réfléchir sur le pouvoir tout puissant d’un gouvernement prêt à tout pour la sécurité nationale.

Will Smith.

Avis Blu-ray : 16/20

Pour un film qui parle technologie, il eût été fort dommage que le Blu-ray ne soit pas un digne représentant du support. Heureusement, malgré l’âge du film et étant un des premiers disques disponibles, le film affiche une image pour la plupart du temps superbe avec un vrai beau piqué HD sur les scènes d’extérieurs en pleine lumière où les plans larges sont souvent de toute beauté. Comme la perfection est rarement de ce monde, on trouvera néanmoins de nombreux points blancs, facilement identifiables sur des noirs profonds (et je ne parle pas de Will Smith bien sûr, car son jeu n’est pas aussi profond que ces dernières années avec Sept vies ou A la recherche du bonheur et on est ici encore dans le divertissement bourrin). On remarquera également quelques arrières plans légèrement tremblants et bruités surtout en intérieur et basse lumière. Mais à 85 %, le piqué est splendide de définition et la luminosité de l’image sert à merveille les filtres photographiques chers au cinéaste qui en a presque fait sa marque de fabrique, avec des cadrages en biais, et une caméra tremblotante lors des fusillades.

On passera bien sûr l’éponge sur la définition des séquences vidéo de surveillance, et des zooms satellite utilisées dans le film, qui forcément laisseront apparaître des pixels ou une définition moindre.

Les bonus : 12/20

- Fonction démo…courante chez l’éditeur à cette époque, elle reprend 4 scènes afin de démontrer les possibilités techniques du Blu-ray.

- Bande-annonce cinéma

- 4 scènes coupées…(et qui ont bien fait de l’être) en VO sous-titrée

- Jones est mordu

- Confrontation au service limousine

- Dean cherche Brill sur le ferry

- Fiedler à l'œuvre (Jack Black dans toute sa finesse verbale)

Coulisses de la production Making of de la scène finale

Cette dernière partie est sans aucun doute la plus intéressante…en VO sous-titrée, on y voit Tony Scott mettre en place sa séquence gun-fight finale, avec ses acteurs et techniciens artificiers.

Will Smith.

Éditeur :

Buena Vista Home Entertainment

Édition :

Blu-ray Disc, PAL, Accord parental

 

Audio :

Anglais Dolby Digital 5.1, Français Dolby Digital 5.1, Français DTS 5.1, Anglais PCM5.1

Vidéo :

Format 16/9 compatible 4/3, Format cinéma respecté scope 2.35, Format BD-50, Film en Couleurs

Sous-titre :

Anglais, Français



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Dimanche 12 juin 2011 7 12 /06 /Juin /2011 15:03

de Franklin J. Schaffner

(Usa/1970)

Genre : Biopic/guerre (2h50)

Avec George C. Scott, Karl Malden, Michaël Bates

Date de sortie Blu-ray : 03/11/10

Biopic sur le général étoilé, reconnu par beaucoup comme un fin stratège militaire, mais un fort en gueule, imprévisible et entêté.

Avis film : 17/20

Biopic hors du commun de par ses sept oscars récoltés, le film de Franklin J. Schaffner est à l’image de ce général fort en gueule…puissant, mégalomane, extrême parfois, impressionnant toujours…de par ses plans de caméra au ras du sol, larges, en plongée ou contre-plongée, le film nous fait voyager de l’Afrique où Patton combattait l’Africa Korps de Rommell, jusqu’en Europe pour les derniers instants de la seconde guerre mondiale.

A la fois cultivé, érudit, fantasque de par ses convictions de vies antérieures, et quelque part populaire dans sa façon de parler à ses soldats comme à ses supérieurs hiérarchiques, le concurrent direct du général anglais Montgomery sur les champs de batailles démontre toute la complexité du mental des grands stratèges guerriers. Tour à tour sympathique, détestable, classieux, vulgaire, mais toujours humain finalement. Initialement proposé à Lee Marvin et Rod Steiger, le rôle échoue finalement à George C. Scott qui obtient un Oscar pour sa prestation…Oscar qu’il refusera pour signifier son désaccord avec la compétition avec ses pairs.

La réalisation est sublime et reste un monument du genre comme le sera plus tard Un pont trop loin de Sir Attenborough.

On comprendra donc très facilement l’attribution de sept oscars pour ce film qui date de 1969.

-Meilleur film

-Meilleur acteur

-Meilleur scénario (pour Francis Ford Coppola)

-Meilleur réalisateur

-Meilleure direction artistique

-Meilleur montage

-Meilleur son

Fort dommage que la photographie n’est pas été récompensée car les couleurs sont absolument sublimes et rendent hommage aux décors naturels, et studios, nombreux et très riches en détails de toutes sortes.

Un très bon film de genre donc que le Blu-ray restitue prodigieusement pour un film âgé de 42 ans.

Avis Blu-ray : 18/20

Comme dit précédemment, le film date de 1969, et acquiert son cortège d’oscars l’année suivante en 1970. Ce qui fait 42 ans au compteur. Au vu du résultat version galette bleue, on ne peut qu’être surpris par tant clarté, de netteté et de respect de l’œuvre originale. S’il subsiste quelques points blancs de ci de là, la grande majorité du film reste merveilleusement bien définie…à un point tel que parfois sur les gros plans visage de George C. Scott, on peut voir des menus défauts de maquillages, ou des sourcils postiches qui laissent entrevoir leur trame en tissu (gros plan de Patton devant le grand drapeau US).

La photographie n’est pas en reste, et le support Blu-ray rend magnifiquement hommage aux ciels bleus ou aux paysages poussiéreux de l’Afrique, aux verts pâturages de l’Europe, ou aux climats ensoleillés de la Méditerranée. 

Certaines scènes de nuit, et sous la neige ne génèrent aucun bruit vidéo, et pas une trace de grain argentique ne vient galvauder des images fascinantes de beauté.

Ce transfert suscite néanmoins une polémique assez vive, à tel point que la Fox semble vouloir rééditer une nouvelle version du Blu-ray, car cette édition semble avoir été faite avec un usage abusif de DNR (Digital Noise Reduction) pour éradiquer le grain pellicule d’époque et accentué les contours.

Cette édition confrontera donc les pros-grain et ses détracteurs. Mais au vu de ce qui nous est proposé, c’est tout à fait réjouissant.

Bien sûr ce n’est pas parfait, et on a vu beaucoup mieux depuis…mais eu égard à l’âge du film, cette édition fait véritablement figure de résurrection pour un film de cet acabit.

Côté son, si la présence d’une VO en DTS HD MA est des plus attirantes sur ce genre de métrage (les films de guerre avec explosions sont toujours très appréciés en home-cinéma) ce n’est pas non plus un mixage très spectaculaire. Les surround sont bien là, mais les effets sonores manquent beaucoup de punch, de clarté, de puissance. La VF, elle en DTS 5.1 se différenciera sur la voix centrale, plus présente, mais également plus aigue, plus métallique.

A noter les sous-titres automatiques pour les scènes parlées en allemand sur la VF.

Avis bonus : 10/20

Si les notes sont très bonnes pour le film en lui-même et sur la qualité de l’image Blu-ray, pour ce qui concerne les bonus, c’est beaucoup plus mitigé…

- Présentation du film par Francis Ford Coppola – 4’54 – VOSTFR- AVC - Stéréo

Le scénariste du film, futur réalisateur incontournable, revient sur la difficulté qu’il a eue à imposer sa vision de l’homme dans un scénario alors un peu trop décalé par rapport aux autres films du même genre. Quelques anecdotes, agrémentées de photos de tournage. Ce n’est bien sûr qu’une présentation aussi, pour de plus amples renseignements, il faudra se tourner vers le gros du bonus…le commentaire audio.

- Commentaire audio de Francis Ford Coppola – Sous-titré

J’avoue…je ne suis pas allé jusqu’au bout…près de trois heures, alors que je venais de voir le film. Mais sur les 15 premières minutes, on peut s’apercevoir que Coppola n’est pas avare en anecdotes d’époque, intarissable sur un sujet qu’il maîtrise indéniablement, en replongeant dans ses propres souvenirs, et sur les difficultés d’écrire ce scénario. D’emblée, on sent cet attachement à ce film car il s’est investit sur l’écriture, et le fait d’avoir gagné l’Oscar, lui a finalement permis de pouvoir scénariser et réaliser Le parrain et tous les autres films dont on lui connaît la paternité.

En bref, si les bonus manquent à l’appel, l’essentiel est là…le film, avec une image sublime pour un film de cet âge, même si elle est loin d’être parfaite, et une piste HD afin de profiter pleinement du spectacle.

Image : 1920x1080p – 16/9ème 2.20 – AVC – Couleur – 2h52 – Chapitré (37)

Sous-titres : Anglais/Français/Allemand

Son : VO en 5.1 DTS HD MA / Français & Allemand en 5.1 DTS

BD 50 (double couche)

Editeur: 20th Century Fox



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Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 11:40

(Unthinkable)

réalisé par Gregor JORDAN

Avec Samuel L. Jackson / Carrie-Ann Moss/ Michaël Sheen

USA/1h35 - Genre: drame/thriller - Date de sortie cinéma : Direct-to-video

L'interrogatoire d'un américain, convertit à l'Islam, qui connaît l'emplacement de trois bombes nucléaires sur le sol des Etats-Unis, pour les avoir lui-même fabriquées et dissimulées.

Ce film est clairement le genre d’œuvre qui est amenée à être détestée, ou bien au mieux à être décortiquée pour en comprendre son existence même. Difficile d’aimer un film de cet acabit, et très personnellement, je ne pense qu’il ait été tourné dans ce sens. Cependant, avec du recul et beaucoup de réflexion, on arrive à comprendre que ce film arrive à exister finalement, et surtout à l’apprécier pour ce qu’il est, à défaut de ce qu’il montre. Simple reflet de notre monde actuel…le terrorisme et la peur qu’il engendre intrinsèquement en chacun de nous. Tout reposera en fait sur notre propre ressenti de la chose…du problème. Car problème il y a, assurément, avec cette doctrine clairement identifiée comme subversive et assurément mal interprétée par des textes religieux incompréhensiblement détournés de leur origine, par des hommes, aujourd’hui des femmes (bientôt des enfants ???) qui y voient là l’occasion d’exister aux yeux du monde, de se transformer en martyrs et de s’assurer un au-delà bien plus tentant que leur vie terrestre.

 

En prenant le simple cas d’un terroriste se faisant volontairement arrêter afin de pouvoir imposer son ultimatum nucléaire, le réalisateur choisit de décortiquer les méthodes employées par l’armée et les services secrets américains pour faire parler cet homme et éviter l’inéluctable.

De prime abord froid, et même parfois maladroit dans les actes de ses personnages, le film va lentement basculer dans des extrêmes qui vont mettre une pression certaine au spectateur. Car No limit est incontestablement un film qui va très très loin, et qui porte assurément bien son titre. Un peu à la manière d’un Jack Bauer dans 24 heures chrono, Samuel Jackson trouve ici un rôle difficile, dur, violent, mystérieux et terrifiant.

La force du film sera de toute évidence dans la pertinence et la profondeur des dialogues. En opposant les pensées d’un ex-militaire spécialiste des interrogatoires barbares (Samuel Jackson donc), et l’intégrité  d’une fliquette du FBI (Carrie-Ann Moss) ayant sacrifié vie de famille et privée pour sa carrière, le film a le mérite de plonger le spectateur dans le désarroi le plus total.

En posant l’éternelle question de transgresser la frontière qui sépare l’être humain de la bête immonde pour sauver des millions de vies en en sacrifiant une ou deux, le réalisateur, et avec lui ses acteurs (impressionnant Michaël Sheen en terroriste) nous fait nous poser la question de savoir s’il faut vraiment commettre l’impensable (Unthinkable en VO) pour sauver pratiquement tout un pays.

 

 

Manipulations psychologiques, tortures (rien de bien choquant visuellement, le réalisateur se focalisant sur le contexte et non l’acte en lui-même) réflexion profonde sur la difficulté des décisions à prendre…le film a le grand mérite de ne désigner aucun méchant…pas même le terroriste, pas même cet homme qui trouve la force d’être cynique et drôle alors qu’il joue avec la douleur d’un homme, pas même cette femme qui va changer son fusil d’épaule face à ce qu’elle va découvrir…

Non. Le film se contente d’exposer des faits, dont on sait qu’ils existent à Guantanamo par exemple, par la diffusion de vidéos sur le net, en les exposant de la plus simple manière qui soit, presque comme une pièce théâtrale afin que nous, spectateurs, puissions nous faire notre propre opinion et nous confronter à notre propre façon de penser. Et sur ce point, le film est une brillante analyse des faits, confrontant le dilemme interne de voir le sombre dessein du terroriste déjoués, tout en réprimant les manières utilisées pour y arriver…Mais quand on nous prouve qu’il n’y a pas d’autres moyens…quelle décision doit être prise ?

Le film nous emmène donc très loin dans notre conscience, en nous confrontant à l’abjecte vérité des coulisses des cellules anti-terroristes qui veillent au grain dans les divers pays du monde.

Si l’on est satisfait de savoir qu’un projet terroriste à été déjoué à Paris, Londres ou New-York, peut-on l’être de savoir comment ils y sont arrivés ? Chacun aura son idée, peut-être un début de réponse…ce film vous en suggère la fin. 18/20

 

 

 




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Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 17:36

de Andy & Larry WACHOWSKI


Avec Emile Hirsch, Christina Ricci, John Goodman

Sortie cinéma : 18 juin 2008

Disponibilité Blu-ray : 18 décembre 2008

Genre : SF/action (2h10)

Speed Racer est un as du volant, un fonceur instinctif et intrépide qui enchaîne les victoires. Né pour ce sport à haut risque, il n'y a connu qu'un seul rival : son propre frère, le légendaire Rex Racer, fauché en pleine gloire et dont il est aujourd'hui l'héritier.
Loyal à la firme de son père, Pops Racer, concepteur de sa puissante Mach 5, Speed a rejeté une alléchante proposition des Royalton Industries. Après s'être attiré par ce refus la haine du fanatique Royalton, Speed découvre que certaines des plus grandes courses américaines sont truquées par une poigné d'hommes d'affaires, manipulant les meilleurs pilotes pour booster leurs profits. Et puisque Speed refuse de courir sous ses couleurs, Royalton veillera à ce que la Mach 5 ne remporte plus une seule course...
Pour sauver l'entreprise familiale et sa carrière, Speed n'a d'autre issue que de battre Royalton à son propre jeu. Soutenu par sa famille et sa fidèle compagne Trixie, le pilote s'associe à un ancien rival, le mystérieux Racer X, pour remporter la course mythique qui coûta la vie à son frère : le terrifiant rallye "Crucible"...

Avis film : 14/20

Warner Bros. Si les frères Wachowski ont dès leurs débuts développés un sens aigu de la mise en scène et du visuel au point d’avoir influencé nombre de films par la suite (Matrix en est probablement l’exemple le plus flagrant), ce Speed Racer, adaptation d’une série d’animation japonaise sur les courses automobiles, ne fait pas exception à la règle.C’est en effet très visuel, et l’œuvre se prête donc au support Blu-ray, à même d’en restituer toutes les saturations de couleurs, ainsi que les nombreux détails d’un univers futuriste qui, s’il n’est que très peu crédible, n’en reste pas moins attirant et quelque part…prenant. Car au-delà des différents styles cinématographiques compilés ici dans un mix pour le moins chargé, l’ensemble, au final se révèle fluide, et loin d’être abscons pour celui qui reste attentif.

Flash-backs, ralentis, montage hyper speedé qui colle bien à l’esprit du film, cette course de voitures futuristes et super rapides, n’est pas sans rappeler le jeu vidéo Wipeout (ou d’autres jeux de courses automobiles comme Gran Turismo avec l’apparition sur le circuit d’un fantôme représentant le meilleur temps du circuit) qui a fait le bonheur des joueurs d’arcade des 90’s (j’y ai moi-même laissé pas mal de piécettes), ou les courses déjantées et passablement truquées des odyssées de Cannonball, ou encore les séries d’animations genre Fous du volant, popularisées par les désormais célèbre Satanas & Diabolo.

On pourrait également y trouver de nombreuses autres références, comme la course de Pods de Emile Hirsch. Warner Bros. l’épisode 1 de Star Wars, ou la complicité pilote/constructeur dans Jour de tonnerre.

Vous l’aurez compris, ce film, possède donc un univers bien particulier, à la fois fantasque, manichéen et où les FX entourent à chaque instant, chaque seconde, les comédiens…du héros, pilote doué et droit comme un i, à ses parents au look résolument kitsch, jusqu’aux méchants, plus crétins les uns que les autres. On y croisera également un justicier masqué, un petit frangin et son chimpanzé, tous deux adeptes de sucreries, un ninja qui se prendra une déculottée dans le pur sens du terme, et un businessman mielleux qui cache de sombres desseins.

Les deux frangins ont donc voulu, avec ce film, réitérer l’exploit de Matrix…nous livrer un monde futuriste qui resterait dans les mémoires…Force est de constater, de par son échec public et critique, qu’ils n’ont pas réussi leur pari.

En cause, un patchwork totalement débridé de nombreux styles cités plus haut, qui sont autant d’atouts que de problèmes à l’uniformisation de cet univers. On passe de la comédie au film d’action, en passant par de la romance légère, des scènes de bastons et gun-fights, des décors Warner Bros. intérieurs kitschs à souhait qui tranchent résolument avec les cités de lumières qui feraient passer celle de Blade Runner ou du Cinquième élément pour des grottes préhistoriques. On y trouve également un humour parfois un peu léger, qui peut paradoxalement être assez lourd à force de redondance…Ainsi que des plans dans les scènes d’action qui pourront rappeler ceux de Tarantino dans le diptyque Kill Bill. Difficile donc de déterminer à qui s’adresse ce film finalement. Aux jeunes enfants pré-ados ? Aux fans des frangins réalisateurs ? Aux amateurs de BD graphiques et de jeux vidéo ?  Peut-être un peu de tout cela finalement.

En résulte un film décomplexé, qui ne se prend jamais au sérieux, et dont spectacle et divertissement sont les maîtres mots de ce film assurément atypique.

Avis Blu-ray : 18/20

Film assez récent, bénéficiant d’une technologie assez complète pour pouvoir mettre en image un Warner Bros. concept de cet acabit (utilisation de caméras HD Sony F 23 / participation du studio FX Digital Domain), le film des frères Wachowski bénéficie d’un superbe transfert qui ne souffre pour ainsi dire d’aucun défaut.

Pas de grain, ni de fourmillement, les images, pourtant souvent saturées en couleurs, de jour comme de nuit, sont un vrai festival en Blu-ray. Aucune couleur ne bave, malgré des contrastes accentués pour simuler un monde parfait et haut en couleur, et les contours des acteurs qui sont incrustés dans un mélange d’images réelles et numériques, sont parfaitement découpés. Une très belle définition donc la plupart du temps, tellement d’ailleurs que certaines images numériques souffrent d’un manque de réalisme, dans certaines explosions notamment…On est donc loin de celles d’Avatar. Ceci dit le reste est brillant, et si l’on prend le film pour ce qu’il est, une œuvre essentiellement futuriste et très improbable(comédie/SF/action), à l’inverse de Matrix, très réaliste et crédible, le film est assez plaisant à regarder, et l’on passe somme toute un bon moment, devant un vrai régal pour les yeux en terme de piqué et de couleurs.

Warner Bros. Côté son, on reste sur le classique Dolby Digital 5.1 (en même temps, on est chez Warner, rappelons-le), ce qui pourra expliquer le démarrage direct du film à son insertion dans le lecteur pour peu que ce dernier soit calibré pour choisir le français prioritairement comme langue disponible.

Mais si vous poussez un peu votre ampli, l’immersion sonore est parfois réelle avec un festival de sons mécaniques et électroniques du plus bel effet lors des nombreuses courses du film. Les bruits de moteurs à l’allumage sont souvent impressionnants.

Bonne spatialisation sonore sur la scène frontale, les surround prenant en charge les cris du public des courses et quelques partitions musicales.

Avis bonus : 14/20

Si les frères Wachowski ont toujours su rester discrets sur leur travail, préférant par ailleurs mettre en avant leur équipe technique, force est de constater qu’ils sont ici les grands absents des bonus…Pas même un plan lointain sur les plateaux de tournage, pas une photo des frangins avec le staff technique…Un peu frustrant il faut bien l’avouer, car on attend une vraie interview de ces messieurs.

Ceci étant dit, les bonus bien que peu nombreux sont tout de même sous-titrés

- SPRITLE au plus près de la compétition. 14’34 – VOST – SD

Pour rappel, Spritle est le frère cadet de Speed, fan de mangas et de sucreries. Dans un petit court-métrage scénarisé, le jeune acteur vient voir le producteur Joel Silver, pour savoir s’il peut, d’une manière ou d’une autre, participer un peu plus à la promotion du film. Ce dernier, excédé, le renvoie dans sa roulotte, flanqué d’un garde de sécurité pour ne plus l’avoir dans les pattes…Le garçon réussit tout de même à fausser compagnie à son garde et s’en va donc en ballade dans Warner Bros. les différents ateliers de production du film.

Une manière originale, teintée d’humour, de présenter l’équipe du film, et leur attribution…Ateliers de construction des cockpits voitures, les dresseurs animaux, dessinateurs des story-boards, les cardans électroniques permettant de faire bouger les véhiculesPendant l’odyssée du jeune acteur, des bulles façon BD apparaissent ici et là pour livrer des informations complémentaires au tournage du film. Elles aussi sous-titrées, ces bulles forcent les mouvements oculaires, entre apparitions de celles-ci et bien sûr la lecture des sous-titres…et des bulles…et du reportage en lui-même.

- SPEED RACER : Supercharged. 15’43 – VOST – SD

A la découverte des voitures et des circuits du film. Sur un départ qui revient sur les courses du siècle dernier en images et vidéos N/B, le bonus glisse lentement sur une présentation  des écuries et des voitures de courses du film.Esthétique très jeu vidéo, tout en images de synthèses sur fond de musique électro et voix-off forcée, les présentations, bourrées de termes techniques qui semblent totalement inventés pour des machines qui n’existent pas de toutes manières, font penser à celles du jeu vidéo Ace Combat, sauf qu’il ne s’agit pas là d’avions mais de voitures.

Assurément le moins intéressant des bonus.

- SPEED RACER – Car Fu. 27’38 – VOST - SD

Retour sur le design des différentes voitures avec les concepteurs design des voitures, qui évoquent la difficulté de créer des modèles encore jamais vus à l’écran, tout en restant crédibles techniquement parlant, et d’un point de vue mécanique.

- SPEED RACER – La création de l’univers incroyable du film – 9’58 – VOST - SD

Warner Bros. Reprise des images du film et des commentaires (promotionnels au possible) des acteurs sur la « profondeur » de l’histoire…à grand renfort de… »Ca va être génial ! », Personne n’a jamais vu ça avant. », « Les Wachowski savent ce qu’ils veulent… », Ouah…bla bla bla…En bref un condensé des bonus précédents reprenant certaines interventions des équipes techniques du film… Guère passionnant.

Des bonus où l’on apprend néanmoins certains Modus Operandi pour obtenir l’image finale à l’écran, en mélangeant des prises de vues réelles retravaillées sur ordinateur, et les inserts des voitures numériques.

Utilisation de caméra HD Sony F23, Fx par Digital Domain, et la présence de James Mc Teigue (réal de V for Vendetta) au poste de réal seconde équipe.

En bref (plus de deux pages Word…c’est plus trop de bref mais bon…) un Blu-ray éclatant de mille couleur, idéal pour s’en prendre plein les yeux, pour peu que l’on apprécie un tant soit peu les couleurs saturées, pour un film SF décomplexé, ne se prenant jamais au sérieux.

Image – 16/9ème 2.40 1920x1080p

Sous-titres : Français, anglais, espagnol, danois, hollandais, finnois, allemand, italien, coréen, norvégien, portugais, suédois / Inserts français

Son – Dolby Digital : Français / Anglais / Espagnol / Allemand / Italien / Suédois

Distributeur : Warner Bros.



Publié dans : Côté BLU-RAY
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